Premier dimanche de l’Avent  -  Année A  -  Mt. 24, 37-44




"«Ce qui arriva du temps de Noé arrivera lors du retour du Fils de l’Homme.  Dans les jours qui précédèrent le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et les hommes ne se doutèrent de rien, jusqu’au moment où vint le déluge, qui les emporta tous.  Il en sera de même au Retour du Fils de l’Homme.  Il y aura dans un champ deux hommes : l’un sera pris, l’autre laissé ; deux femmes moudront au moulin : l’une sera prise, l’autre laissée.  Veillez donc, puisque vous ignorez l’heure à laquelle le Seigneur doit venir.  Sachez-le bien : si le maître de maison savait à quelle heure de la nuit doit venir le voleur, il veillerait, pour ne pas laisser forcer sa maison.  Vous aussi, tenez-vous prêts, parce que le Fils de l’Homme doit venir à l’heure que vous ne pensez pas.»"



Homélie :


"«Ce qui arriva du temps de Noé arrivera lors du retour du Fils de l’Homme.  Dans les jours qui précédèrent le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et les hommes ne se doutèrent de rien, jusqu’au moment où vint le déluge, qui les emporta tous.»"

En ce premier dimanche de l’Avent 1998, nous inaugurons la troisième année préparatoire au Grand Jubilé de l’An 2000.  Cette troisième année sera consacrée au Père, la première personne de la Très Sainte Trinité.  Lorsque cette dernière année de préparation sera achevée, nous entrerons dans la célébration du deuxième millénaire de la Naissance du Christ !

La période de l’Avent est elle aussi une préparation à la célébration de la Naissance du Sauveur : cette année, nous célébrerons donc le 1998e anniversaire de la venue au monde du Fils de Dieu !  Il est vrai que cette datation n’est pas tout à fait exacte : il s’est produit une erreur de compte de quelques années, environ 4 ou 5, selon une certaine probabilité.  Mais cela veut-il dire que notre datation ne doit pas être prise en compte ?  Nullement.  La raison en est que cette datation, 1998 ans après la naissance de Jésus-Christ, est universellement reconnue et sert de relation entre tous les peuples de la terre, même ceux qui possèdent un calendrier propre et particulier, comme les Juifs et les Musulmans, pour ne citer qu’eux.

Le consensus unanime de la terre entière nous l’affirme : il y a 1998 ans que Jésus est né à Bethléem !  Cette date repère est une charnière dans l’histoire humaine : on calcule l’époque des événements avant et après la naissance du Christ.  Il y eut ainsi le déluge, probablement 3000 ans avant la venue du Sauveur.  A cette époque, il y eut Noé, qui attendait le Messie promis.  Depuis qu’Adam et Eve avaient été chassés par Dieu du Paradis terrestre, le Messie avait été promis par Dieu : "Le Seigneur dit au serpent : « . . . Entre toi et la femme je mettrai la haine, entre ton lignage et le sien.  Celui-ci te blessera à la tête, et toi tu le blesseras au talon.» (Gn. 3, 14-15)  Mais les hommes attendaient-ils le Messie au temps de Noé ?  "Les hommes ne se doutèrent de rien, jusqu’au moment où vint le déluge, qui les emporta tous."  La réponse est claire : l’arche qui aurait pu les sauver ne comptait pas à leurs yeux, et le Messie, ainsi que son Eglise figurée par l’arche, il s’en moquait !

"«Il en sera de même au Retour du Fils de l’Homme.  Il y aura dans un champ deux hommes : l’un sera pris, l’autre laissé ; deux femmes moudront au moulin : l’une sera prise, l’autre laissée.  Veillez donc, puisque vous ignorez l’heure à laquelle le Seigneur doit venir.»"

Les hommes ont-ils attendu le Messie lors de sa première venue ?  Ont-ils fait pénitence pour leurs péchés ?  Se sont-ils correctement préparés à leur rencontre avec le Sauveur du monde ?  Si nous nous référons à l’exemple que Jésus lui-même nous a mis sous les yeux, il est clair que la réponse à toutes ces questions est : non !  "Dans les jours qui précédèrent le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, on donnait en mariage"  Voilà ce que les hommes et les femmes faisaient avant la première venue du Messie !  Et maintenant ?  Que font les hommes ?  Que feront-ils aux jours qui précéderont la seconde venue du Christ ?  Jésus lui-même nous l’a dit : "Il en sera de même au Retour du Fils de l’Homme."  C’est-à-dire que les hommes et les femmes feront comme les gens du temps de Noé : "On mangeait, on buvait, on se mariait, on donnait en mariage."

Avertissement terrible !  Et Jésus insiste : "Veillez donc, puisque vous ignorez l’heure à laquelle le Seigneur doit venir."  Veillez donc !  Oui !  Il faut veiller, car nul ne sait quel sera le jour de sa rencontre avec le Seigneur !  Il est vrai qu’il y a eu des exceptions : Saint Benoît, par exemple, qui révéla à ses frères le jour où il devait mourir.  Mais, tous nous devons veiller, car nous ne savons ni le jour ni l’heure !  "Sachez-le bien : si le maître de maison savait à quelle heure de la nuit doit venir le voleur, il veillerait, pour ne pas laisser forcer sa maison.  Vous aussi, tenez-vous prêts, parce que le Fils de l’Homme doit venir à l’heure que vous ne pensez pas."

Entre la première et la seconde venue du Sauveur, il y en une autre qui nous concerne tous aujourd’hui : c’est celle de notre union au Christ dans l’Eucharistie.  Ici aussi, Jésus vient, aujourd’hui même !  Il vient sous une apparence toute spéciale, celle du pain et du vin : mais, c’est Jésus tout entier qui vient, avec sa divinité et son humanité.  Il vient !  A nous de le recevoir comme il se doit !  Accueillons le Sauveur du monde comme le petit enfant plein de miséricorde né à Bethléem !  Accueillons le Seigneur de l’Univers qui doit nous juger avec équité à la fin des temps !  Que Marie, qui mit au monde l’Enfant-Jésus, nous donne l’Eucharistie de ce jour, pour que nous soyons ses enfants et les enfants de notre Père des Cieux !


Pour commander tout de suite l'homélie hebdomadaire, cliquez ici !